Mardi 16 Avril 2019

L’essor rapide de TACK-TMI International (Switzerland) SA

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Depuis le lancement fin 2017 de TACK-TMI International (Swizterland) SA, l’entreprise dirigée par Thomas Deburggraeve a déployé son offre de formation sur l’ensemble du territoire. Son cœur de cible? Les grandes entreprises et les PME souhaitant s’entourer d’un partenaire local avec une expertise internationale pour élaborer des modules de formation innovants, qui permettent notamment de développer la résilience, l’autodiscipline et l’aptitude au changement.

Thomas Deburggraeve, vous êtes directeur de TACK-TMI International (Switzerland) SA. Quel bilan tirez-vous de vos 18 premiers mois d’activité en Suisse?

Il est réjouissant. Genève, où nous sommes basés, est au cœur d’une zone en plein essor, où les entreprises suisses et internationales font preuve d’un grand dynamisme. La ville s’impose aussi comme un véritable hub francophone, relié à la France, à la Belgique et au Maghreb, entre autres, ce qui facilite l’éclosion de nombreux projets internationaux que nous accompagnons au niveau de la formation. De plus, le fait d’être présent dans les trois principales régions linguistiques du pays constitue pour nous un formidable relais de croissance.

Quelles ont été les étapes de votre développement?

Nous avons d’abord constitué une équipe qui comprend une quinzaine de personnes, dont un noyau dur de quatre collaborateurs, parmi lesquels figure Arnaud Kahn, responsable du pôle formation, et au bénéfice d’une expérience de plus de 20 ans dans le domaine de la formation. C’est lui qui apporte une vraie profondeur à nos programmes, et grâce à qui nous sommes en mesure de créer des concepts de formation taillés sur mesure. Dans un second temps, nous avons défini nos objectifs et notre approche à la fois commerciale et pédagogique, tout en réfléchissant aux particularités de TACK-TMI International (Switzerland) SA. De ces discussions passionnantes a émergé une vision claire, qui a permis de définir avec précision l’A.D.N. de notre entreprise.

Cet A.D.N., justement, quel est-il?

Il est conditionné par une forme de paradoxe. D’un côté, il y a la dimension internationale de l’enseigne – présente dans 55 pays et dispensant des formations en 37 langues –, et, de l’autre, il y a son fort ancrage local. Oui, nous sommes l’un des leaders mondiaux avec nos modules s’articulant autour de thèmes comme le leadership, le management, le changement, la vente et la gestion du temps et du stress, entre autres. Oui encore, nous sommes liés à une entreprise fondée il y a plus de 60 ans, dont nous bénéficions du savoir-faire, du réseau international et des outils méthodologiques. Mais, dans le même temps, nous restons un opérateur local à taille humaine qui entretient des rapports de proximité avec ses clients, à qui il offre des solutions de formation personnalisées ciblant avant tout les soft skills, et ce afin d’améliorer la performance individuelle, la performance collective et la performance de l’entreprise.

En quoi votre offre est-elle différente?

Elle est intimement liée à notre parcours respectif, c’est là sa particularité. Plusieurs de mes collègues et moi sommes d’anciens sportifs professionnels. En quoi est-ce pertinent dans le contexte de la formation? Le sport de compétition est l’un des rares écosystèmes en recherche constante d’amélioration et dont la réussite dépend principalement de la capacité à s’adapter. Certes, tout le monde n’est pas sportif, mais il y a derrière toute activité, même pratiquée en amateur, des enseignements utiles pour la vente, le management et l’amélioration générale des performances.

C’est-à-dire?

Le but n’est pas de dévoiler ici tous nos secrets (rires), mais je vais vous donner un exemple concret. Dans le cadre des modules de formation que nous avons mis en place localement, il y a un exercice de coaching de mi-temps. Tout le monde a déjà vu un match au cours duquel une équipe pitoyable en première période ressort des vestiaires totalement métamorphosée pour s’imposer brillamment. Les gens se demandent alors ce qui a bien pu se passer en coulisse, et, souvent, on vante les qualités de l’entraîneur sans toutefois trop savoir ce qu’il a bien pu dire à ses joueurs. D’où l’idée de créer une analogie entre le coaching sportif et la vie en entreprise, afin de permettre à des cadres de trouver les mots justes pour motiver leurs équipes. Dans les vestiaires, l’essentiel doit être dit et compris en cinq minutes. Et comme mes collègues et moi avons vécu de l’intérieur ce genre de situations, nous sommes en mesure d’en extraire la quintessence, pour que la technique soit transposable dans le milieu professionnel, quel qu’il soit.

Comment les entreprises accueillent-elles ce type d’outils pédagogiques?

Elles sont parfois désarçonnées, c’est sûr. Nous proposons bien sûr des méthodes plus traditionnelles, efficaces elles aussi, mais nous attirons l’attention sur une réalité que plus personne ne peut ignorer aujourd’hui. Cette réalité, c’est l’émergence d’une nouvelle génération de cadres et de managers, qui ont connu le système pyramidal et qui veulent s’en défaire. Le relève est toujours aussi volontaire et performante, elle n’est en revanche plus d’accord d’obéir à un ordre sans en questionner et comprendre la pertinence. Du coup, certains sont démunis face à une génération qu’ils ne comprennent pas toujours, et face à laquelle il leur manque les outils pédagogiques pour communiquer efficacement.

Quels sont vos conseils en la matière?

Il s’agit de décrypter les raisons qui poussent par exemple les jeunes à privilégier souvent les start-up. L’intérêt pour ces structures est moins lié au fait que les collaborateurs peuvent y porter des jeans ou jouer au baby-foot pendant leur pause qu’à l’état d’esprit qui y règne. Jusqu’à récemment, le rêve de tout jeune diplômé était de rejoindre un grand groupe international ou une banque renommée; aujourd’hui, le jeune diplômé est à la recherche d’un projet qui ait du sens à ses yeux. C’est dans cette optique que l’analogie avec le sport de haut niveau, où les objectifs sont concrets et fédérateurs, est particulièrement pertinente.

Vous disiez que l’équipe est constituée de plusieurs anciens sportifs professionnels. Qu’avez-vous gardé de cette expérience?

Nous avons effectivement eu la chance de vivre pleinement notre passion et d’être confrontés aux exigences inhérentes à tout sport de haut niveau. Mais il n’y a pas besoin d’être passé par là pour comprendre que les aptitudes développées en se frottant à la compétition, celles-là même que nous développons lors de nos modules de formation – la résilience, l’autodiscipline et l’aptitude au changement –, sont primordiales et pertinentes dans le monde professionnel, où elles sont transposables grâce aux programmes que nous avons développés.

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