Toute entreprise se doit de veiller à la sécurité et à la santé de ses collaborateurs. Mais personne ne peut s’improviser chargé de sécurité, ni encore moins garantir le strict respect de la loi sans assurer la formation de ses équipes. C’est pourquoi Interiman Group vient de créer Sécuriman, nouvelle entité active dans le domaine de la formation continue, de la santé au travail et du conseil en sécurité dans les entreprises. Rencontre avec son directeur, le Valaisan Pascal Genoud.

La sécurité et la santé au travail, il connaît. Depuis son entrée dans le groupe en 2003, Pascal Genoud a développé une sensibilité particulière pour cette question qui revêt une importance capitale dans le monde du travail en général, et dans les secteurs de la technique, de l’industrie et de la construction en particulier.

Grâce au soutien de sa direction, il a entrepris une formation et décroché il y a près de dix ans, au terme d’un cursus de neuf mois, son diplôme de chargé de sécurité CFST-MSST. Au sein de Interiman Group, il a alors développé un pôle de compétence spécialisé dans la sécurité et la protection de la santé au travail, devenant l’interlocuteur des entreprises soucieuses de se conformer aux directives de la Commission fédérale de coordination pour la sécurité au travail (CFST), et assurant la formation des travailleurs intérimaires qui sont délégués aux quatre coins de la Suisse romande.

Audit, consulting et formation

Aujourd’hui, Pascal Genoud franchit une nouvelle étape. Le Valaisan vient en effet de prendre la direction de Sécuriman, la nouvelle enseigne crée par Interiman Group dans le but d’offrir des prestations en matière de formation continue, santé au travail et conseil en sécurité. «Pour moi qui suis actif dans ce domaine depuis toujours ou presque, il s’agit d’une suite logique. Jusqu’à présent, nous nous concentrions exclusivement sur les employés intérimaires et les entreprises auprès desquelles nous les placions. Dorénavant, nous répondons aux besoins de toutes les entreprises», lance le Bagnard, soutenu dans sa mission par Thierry Bonnaz, spécialiste de l’e-learning, et Vanessa Lago, assistante administrative.  

Concrètement, Sécuriman articule ses activités autour de deux pôles principaux: d’une part, l’audit et le consulting, et, d’autre part, la formation STPS (sécurité au travail et protection de la santé). «L’employeur a l’obligation légale d’identifier les dangers, définir les mesures de protection appropriées et évaluer son système de sécurité. Et si un manquement est constaté, il peut faire l’objet d’un avertissement et d’un rappel à l’ordre, puis d’une amende qui peut vite s’avérer très salée. D’où l’intérêt des services d’audit que nous proposons dans le cadre de contrats de sécurité signés pour une durée minimale, et grâce auxquels les entreprises se prémunissent contre les accidents et évitent les amendes inutiles», explique Pascal Genoud.

Au niveau de la formation, Sécuriman répond aussi à une exigence de la loi (OPA Art. 6), en vertu de laquelle l’employeur doit former, instruire et informer les collaborateurs de ses équipes. «Comme nous sommes inscrits à la Suva et reconnus par Temptraining, le fonds de formation continue pour les travailleurs intérimaires, les modules que nous proposons sont pris en charge dans le cadre de leur contrat. Ils concernent des sujets aussi variés que la sécurité et la santé au travail, la sécurité pour les opérateurs en désamiantage ou encore l’ergonomie, les premiers secours ou l’utilisation d’une scie à table, et ils ont lieu dans nos différentes salles de formation dans toute la Suisse ou directement dans les locaux de nos clients.»

Le tertiaire, l’horlogerie et l’hôtellerie-restauration aussi

Si les secteurs de la construction, de l’industrie et de la technique sont aujourd’hui le coeur de cible de Sécuriman, Pascal Genoud prévoit d’élargir progressivement le périmètre de ses activités. «De même que nous allons désormais offrir nos services aux entreprises qui n’ont pas recours aux collaborateurs intérimaires, nous allons viser les employés du tertiaire, de l’horlogerie et de l’hôtellerie-restauration, pour qui les questions de sécurité et de santé au travail représentent aussi un enjeu primordial.»

De manière générale, l’objectif de Sécuriman et des entreprises qui travaillent avec la nouvelle enseigne est d’éviter à tout prix des drames humains. Ce qui passe par la réduction du nombre d’accidents de travail, l’une des priorités absolues de Interiman Group à l’échelle de tout le pays. A ce propos, Raymond Knigge citait en fin d’année dernière dans son «Mot du Président» deux chiffres révélateurs: entre 2012 et 2018, Interiman Group a pratiquement doublé le volume des salaires versés aux collaboratrices et collaborateurs qu’il délègue dans les entreprises du pays, tandis que le total des sinistres accident couverts par la Suva a connu une baisse spectaculaire de plus de 30%. «C’est la preuve que l’audit, le consulting et la formation continue paient», conclut Pascal Genoud.

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